La famille de motorisations de ce coupé cabriolet débute avec un V6 offrant un gain de puissance de 11% par rapport à l'ancien 6 cylindres, avec ici 272 ch. Déjà plaisant sur la route, il offre des prestations très convenables, emmenant le SL de 0 à 100 km/h en 6,6 secondes, c'est une demi-seconde de gagnée. Juste au dessus, les 8 cylindres prennent position, avec en premier lieu le 5,5 de 388 ch pour 530 Nm de couple du SL 500. On atteint ici une offre très haut de gamme, docile ou bien virile selon les sollicitations, et effaçant toute trace de surpoids sur ce modèle de plus de 2,2 tonnes. Mais on passe dans une toute autre dimension avec 4 cylindres supplémentaires, comme le propose le V12 de la sulfureuse variante 600. On dépasse alors les 500 ch pour culminer à 517 unités, de quoi débrider l'heureux conducteur jusqu'à la racine. Il est d'ailleurs surprenant d'observer l'efficacité des dispositifs aérodynamiques préservant les occupants du vent, même à vive allure, une fois le toit replié. Associé à l'excellente boîte de vitesse robotisée à 7 rapports 7G-TRONIC, le 12 cylindres remplit à merveille son rôle de fleuron mécanique de la gamme SL, propulsant avec vélocité le véhicule. Sur les premiers rapports, la poussée est simplement fabuleuse, et s'épuise à peine, même aux abords des 250 km/h, vitesse bridée électroniquement. Le conducteur ne peut qu'apprécier et esquisse de larges sourires au rythme des accélérations. Enfin les version 55 et 65 AMG coiffent la gamme et font la part belle au sport, avec un look plus racé et un environnement sonore moins contenu. Au menu : V8 de 517 ch - de même puissance que le V12 du SL 600 - ou V12 de 612 ch. Vous avez dit… exclusifs ?
Le comportement routier du SL comble tout autant l'utilisateur, aux abords des routes sinueuses, grâce à une grande précision de son train avant et la docilité du train arrière. Mais le SL prend des airs de "docteur Jekyll & mister hide" selon si l'on emploie, ou libère les béquilles électroniques. En effet, sans ESP ni anti-patinage, la sagesse de ce roadster passe le relais à un diabolisme plutôt excitant, invitant aux dérobades hurlantes de l'arrière. Ainsi à l'instar des japonaises les plus imprévisibles, ce roadster réclame alors un dosage précis de l'accélérateur. C'est surtout vrai pour le SL 600, mais le SL 500 réclame lui aussi sa dose d'attention. Néanmoins une fois les réactions du SL assimilées, l'amateur de glisses contrôlables s'en donne à cœur joie, mais doit rapidement envisager un budget pneu conséquent… Précisons toutefois que ce comportement pour le moins joueur ne s'obtient qu'une fois les aides à la conduites déconnectées, et qu'il faut vraiment pousser le SL dans ses derniers retranchements en temps normal pour rencontrer des pertes d'adhérence.
|